apparence(s)                Apparence(s) est une revue électronique portant sur l’ensemble des signes corporels et matériels perceptibles par les sens, notamment celui de la vue. Elle s’attache particulièrement à leur processus de fabrication et à leur perception dans les sociétés anciennes et contemporaines. Apparence(s) est ouverte aux chercheurs en lettres, sciences humaines et sociales qui tentent d’appréhender le jeu des apparences.

Les apparences peuvent s’entendre comme l’ensemble des signes corporels et matériels perceptibles par les sens. Elles sont des formes de communication, inhérentes à la relation avec soi, entre plusieurs individus et au jeu social. Elles participent à la présentation et à la représentation de soi, mais aussi de l’autre, soumise, voire imposée, au regard de l’autre. Elles sont une médiation avec soi et les autres et dessinent le moi social.

Dans nos sociétés anciennes et contemporaines, l’apparence relève d’une construction sociale, économique, technique, esthétique et politique. Dans le processus réel de production et de diffusion, elle dépend de la mise en place de signes perceptibles par les sens, de modes d’éducation au paraître visant la définition d’une forme de langage.

La revue Apparence(s) existe depuis 2007 sur revues.org. Elle s’attache particulièrement aux apparences, à leurs processus de fabrication, à leur diffusion et à leur perception. Elle privilégie les études qui portent, d’une manière générale, sur les signes et codes du paraître, matériels ou symboliques, abordés dans une perspective historique, et qui s’articulent sur un ou plusieurs des mots-clés suivants :

Définitions et formulations, sémiologie, morales, transgressions, milieux sociaux et espaces géographiques, économies, productions, échanges, circulations, diffusions, réceptions, éducations, vecteurs de diffusion, images, représentations mentales et iconographiques, techniques, innovations

Apparence(s) porte un intérêt particulier aux domaines d’études suivant, sans exclure d’autres questions qui pourraient être soumises à ses comités :

– modes et vêtements

– corps, maintien, hygiène

– objets, cultures matérielles

Apparence(s) présente en outre l’originalité d’être non seulement une revue qui publie des articles originaux en français ou en anglais sur la question générale des apparences, mais d’être aussi une plate-forme d’édition électronique spécifiquement consacrée à l’histoire de la mode et du vêtement. Elle est la première revue universitaire française à se spécialiser dans ces questions.

Modes de publication

Le régime de publication est celui d’une publication en flux continu, avec un minimum d’un numéro thématique et/ou varia par an.

Les numéros sont proposés par des directeurs de numéro internes aux comités de la revue ou bien par des directeurs extérieurs qui soumettent leur proposition à l’avis du comité de rédaction.

Les articles individuels ou propositions de numéro doivent au comité de rédaction pour une évaluation anonyme par une double lecture/expertise par les membres des comités de la revue ou/et par des experts extérieurs. La réponse, les commentaires et les suggestions éventuels parviendront aux auteurs dans les quatre mois.

La revue fut éditée, de 2007 à 2018, par l’IRHiS (Institut de recherches historiques du Septentrion), UMR 8529 (Univ. Lille, CNRS) (http://irhis.univ-lille.fr) sous la direction d’Isabelle Paresys, maître de conférences en Histoire culturelle (Cultural History), IRHis, Université de Lille.

Depuis le 1er janvier 2019, elle est éditée par le GIS Apparences, corps et sociétés (ACORSO), structure hébergée par l’Université Rennes 2, TEMPORA–EA 7468 sous la direction d’Aurélie Chatenet-Calyste, maître de conférences en Histoire moderne, TEMPORA–EA 7468, Université de Rennes 2.

Les propositions sont à envoyer à l’adresse suivante : Revue Apparence(s), TEMPORA–EA 7468, Université Rennes 2, Maison de la Recherche en Sciences Sociales, Bâtiment N, Campus de Villejean, F-35043 Rennes cedex.

Appel à contribution

“Modes animales CFP”

La revue Apparence(s) consacre son prochain numéro (parution printemps 2021) à l’étude des rapports complexes de la mode, du vêtement et des apparences aux animaux et matières animales à travers l’histoire. Le numéro entend explorer tant l’utilisation des matières animales – depuis la fourrure et les plumes jusqu’aux cochenilles ou à la soie — que l’inspiration qu’ont fourni au vêtement les animaux en termes de formes et de motifs – depuis les premiers tissus léopard au XVIIIe siècle (voire antérieurement) ou la mode girafe en France dans les années 1830s jusqu’à la combinaison ‘peau de requin’ du nageur Michael Phelps. Il s’agit d’étudier les pratiques vestimentaires et leurs significations ainsi que leur impact – qu’il soit culturel, économique ou environnemental. Le volume se propose d’étudier l’utilisation de matériaux animaux dans les pratiques vestimentaires mais aussi d´élargir le champ aux métiers et savoir-faire qui restent souvent dans l´ombre comme ceux du plumassier, du tanneur, du chapelier, du fourreur, du coupeur de fanons, etc. en insistant sur les dimensions aussi bien esthétiques, sociales et économiques de ces savoirs faire que sur leurs relations avec des enjeux technologiques et environnementaux plus largement.

Tout à la fois source d’inspiration de créateurs de mode contemporains que moteur historique de la puissance économique des nations, ou référence spirituelle des civilisations (on pense par exemple aux manteaux de plume rituels des cultures océaniennes) ou champ de recherche des biotechnologies contemporaines (fibres dérivées de l’ADN de l’araignée ou du lait de chèvre), le vêtement – de mode, quotidien, technique ou rituel – entretient depuis toujours des relations complexes avec le règne animal.

Signes distinctifs de la civilisation humaine, interfaces entre corps politique et corps individuel, le vêtement et la parure corporelle sont des lieux privilégiés où se tissent et se mettent en scène les rapports entre l’humain et l’animal, et au monde naturel en général.

Pourtant, à part quelques études isolées, peu de travaux se sont intéressées aux rapports du vêtement et des apparences au monde animal. Lorsque ces questions ont été étudiées, elles l’ont été sans toujours que la chronologie, la géographie ou l’approche méthodologique de l’étude ne permettent une appréhension plus globale des phénomènes étudiés.

Au carrefour de nombreuses disciplines et se situant sur la longue durée et sans restriction géographique ou culturelle, le numéro « Modes Animales » entend explorer les relations complexes entre vêtement et animaux en faisant dialoguer spécialistes de la mode, historiens du vêtement, anthropologues, archéozoologues, ou spécialistes de biologie animale.

Dans ce numéro, nous voulons aussi nous interroger sur l’apport des animal studies pour l’étude des liens entre mode et produits animaux. En effet, le champ des animal studies, en partant de la prémisse que les animaux ont leur propre « agency », tend à déconstruire ou remettre en question le dualisme cartésien qui structure traditionnellement les approches scientifiques et oppose l’homme vu comme sujet actif et l’animal vu comme objet passif.

Nous invitons historiens, économistes, historiens de la mode et du vêtement, archéologues, zoologues, anthropologues ou spécialistes des animal studies à envoyer leur proposition à

afennetaux[at]yahoo.com et gabriele.mentges[at]tudortmund.de

Les articles, rédigés en français ou en anglais, de 40 000 à 50 000 signes environ et accompagnés d’un résumé de 1000 signes (espaces comprises) et de 5 mots clés dans les deux langues, devront être envoyés aux éditrices avant le 30 octobre 2020. Merci de se reporter aux indications données sur le site de la revue pour les normes typographiques.

Les articles reçus seront soumis à un processus de double évaluation à l’aveugle, merci de bien vouloir respecter le format d’envoi ci-dessous :

Les envois devront prendre la forme suivante :

Un document WORD (en times 12 interligne doubleà qui ne porte pas le nom de l’auteur où se trouve l’article et ses notes, les légendes complètes des illustrations éventuelles, un résumé de 1000 signes et 5 mots clés

Une fiche de renseignement où figurent le nom de l’auteur, son affiliation professionnelle, ses coordonnées et une notice biographique de 1000 signes environ

Un dossier contenant les fichiers images en format jpg ou tiff dans lequel les fichiers seront nommés de la manière suivante

  • VotreNomFig1.jpg/.tiff

  • VotreNomFig2.jpg/.tiff